Les lieux et dates des concerts du Tour de France à pied et en chansons 2017-2019 sont regroupés sur cette carte. Pour visualiser l’itinéraire réalisé par Manu Galure sur une carte plus grande, cliquez ici.

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Dans le coin supérieur gauche de la carte, cliquez sur le symbole comme ci-dessous :

Vous ouvrez une bordure avec la liste de toutes les dates, dans l’ordre chronologique. En cliquant sur une date de cette liste, où sur une icône de la carte, vous accédez à davantage d’informations.

En vert les dates avec des photos et des vidéos prises par Manu Galure lors de ses cheminements à pied entre deux concerts pendant la tournée. Cliquez sur l’icône puis sur la vignette représentant la vidéo ou la photo, et le contenu s’ouvrira dans la carte.

En jaune les dates comportant des vidéos réalisées pendant les concerts.

En bleu les dates qui n’ont pas de contenu multimédia attaché.

Le 22 septembre 2017 à 22h01, c’était l’équinoxe d’automne : l’axe de rotation de la Terre était parfaitement perpendiculaire au plan de l’écliptique du soleil, et Manu Galure était en concert sur la scène du théâtre Sorano, à Toulouse. C’était le point de départ d’une idée un peu folle, une tournée de plus de deux ans sur les chemins, au tempo des chaussures, pour aller chanter partout et n’importe où, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige. Manu Galure était parti son piano sur le dos, des confettis plein les poches et son chapiteau à la main pour un Tour de France à pied et en chansons. Il joua dans des salles de spectacle, bien sûr, mais aussi dans des écoles, des mairies, des bistrots de village, granges, églises, prisons, et sous les toits des gens qui veulaient bien l’abriter pour la nuit.

Les premiers troubadours étaient Occitans, lui est Toulousain : mille ans les séparent. À vol d’oiseau, c’est la porte à côté. À l’image des anciens poètes, en baladin des grands chemins et des temps modernes, Manu Galure s’était fait chanteur itinérant. À la rencontre des gens, près de chez eux, et parfois chez eux, il inventait chaque jour un spectacle, au hasard des rencontres et de la direction du vent. Il était parti de chez lui et y est revenu, heureux comme un Ulysse, après une odyssée de plus de 8 saisons.

Pourquoi une tournée à pied ? Mais pour l’aventure, bien sûr : pour aller là où on n’aurait pas pensé aller et puis pour mesurer la taille que ça fait, un pays. Pour avancer le plus lentement possible : prendre le temps de regarder comment les saisons changent, ralentir pour se mettre au rythme de l’écriture, un pied après l’autre, et pour aller dans tous les sens, avec un boussole cassée. Pour apprendre, enfin, travailler son art, acquérir de la technique et du savoir-faire, comme un de ces Compagnons du Devoir qui s’exercerait à son métier, en effectuant à sa manière son propre Tour de France.

Manu Galure donne à voir à ses trois métiers : auteur, compositeur et interprète. Ses chansons sont des promenades, mais c’est pas écrit avec les pieds : des histoires lourdes de sens et d’une plume légère. Il fait sonner les mots à la gloire d’une imagination généreuse qui ouvre les portes du rêve à l’auditeur. Mais éveillé, le rêve. Fabuliste et conteur, il replace ses craintes et colères du monde tel qu’il est dans un monde tel qu’il le voit et le partage. Ses textes portent le sceau d’une exigence littéraire assumée et trouvent leur place au creux d’une musique inventive qui fait entendre le chaos du siècle. Il y en a pour la tête et les jambes ! »

Marcher fait parfois mal aux pieds, mais ça vide la tête. On ne pense plus qu’à des petites choses: à bien régler son sac, à relacer ses chaussures, à suivre le bon chemin, à boire régulièrement et à prendre de temps en temps une figue séchée, on se demande s’il va pleuvoir, si on a le temps de faire un détour par la petite église du douzième siècle dans le village d’à côté, et parfois on est un peu inquiet quand on croise des chiens qui gardent leur maison, on fait gaffe à se tenir droit et à faire les bons gestes. On ne pense pas à grand chose d’autre. Ça laisse de la place et du temps pour regarder flotter des idées, on promène quelques mélodies dans sa tête : la marche est propice à l’écriture.

Pendant ces deux ans et des brouettes de Tour de France à pied, Manu Galure a écrit, au rythme de sa balade, une sorte de carnet de route en chansons. Le premier disque, Mon piano sur le dos – Automne 2017, est sorti le vendredi 22 septembre à 22h01, pour l’équinoxe. Le deuxième album, J’ai dormi près d’un arbre – Été 2018 est paru le 21 juin à 12h07 pour le solstice. Le troisième, Que les sangliers te mangent les pieds – Printemps 2019 est disponible depuis mars 2019. Il y est question de la marche ou de tout autre chose, des troubadours, des saisons bien sûr, de rencontres et des pingouins d’Afrique… Les chansons ont été enregistrées sur la route, avec quelques micros, un piano et une voix. À la « croque au sel », dit-on.

Tout le monde comprendra que Manu Galure, quoique bon marcheur, ne pouvait pas porter sur son dos les disques qu’il vendait à la fin de ses concerts. Et l’envoi continuel de CD par la poste aurait posé des problèmes de logistique que l’équipe n’aurait pu gérer au quotidien. C’est la raison pour laquelle Manu Galure avait fait le choix d’albums uniquement disponibles en téléchargement numérique. Ils étaient vendus à prix libre, à la fin des concerts et sur ce site exclusivement.

La récolte des dons, si elle est bonne, permettra de sortir en septembre 2020 un coffret regroupant toutes les chansons écrites pendant cette tournée avec de nouveaux arrangements, enregistrées en studio, et accompagnées d’un beau livret, de belles photos, d’une carte de France, et d’autres choses encore dont nous n’avons pas la moindre idée, bref, un bel objet.

Que les sangliers te mangent les pieds – Printemps 2019 en téléchargement à prix libre uniquement sur ce site Ici.

J’ai dormi près d’un arbre – Été 2018 en écoute libre uniquement sur ce site Ici.

Mon piano sur le dos – Automne 2017 en écoute libre uniquement sur ce site Ici.